C’est un peu un rituel. Comme à chaque début d’année, l’administration fiscale vient de calculer le montant de la redevance audiovisuelle que devront payer les particuliers en fin d’année. En 2012, la hausse sera similaire à ce qu’elle a été en 2011.
Indexation sur les prix à la consommation oblige, la contribution à l’audiovisuel public sera, comme tous les ans, revue à la hausse en 2012. Le montant de la « redevance », destinée à financer les chaînes de télé et radios publiques, augmentera cette fois de 2 € en métropole pour atteindre 125 €. Dans les départements d’outre-mer, la hausse est limitée à 1 €, pour un total de 80 €. L’information a été officialisée dans le bulletin des impôts du 3 février 2012.
Comme les années précédentes, la redevance sera à payer à la fin de l’année, en même temps que la taxe d’habitation. Elle est payée par chaque foyer (qu’il soit propriétaire ou locataire de son logement) disposant d’au moins un poste de télévision. Ceux qui ne disposent pas de téléviseur doivent le déclarer en cochant une case prévue à cet effet dans le formulaire de paiement de la taxe d’habitation.
Les personnes exonérées du paiement de la taxe d’habitation n’ont pas à payer la redevance. Il s’agit notamment des personnes titulaires de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) ou de l’Allocation supplémentaire d’invalidité (ASI), quelles que soient leurs ressources, mais aussi des veufs et veuves, des personnes âgées de plus de 60 ans, atteintes d’une infirmité et/ou titulaires de l’Allocation adultes handicapés (AAH). Ces dernières exonérations sont toutefois soumises à des conditions de ressources. Sont exonérées aussi du paiement de cette redevance les foyers fiscaux dont le revenu fiscal de référence est nul. Enfin, le gouvernement a décidé de reconduire en 2012 le dégrèvement total accordé depuis 2005 aux personnes qui étaient âgées de plus de 65 ans au 1er janvier 2004 (et qui étaient exonérées de la redevance audiovisuelle au 31 décembre 2004). Principale condition pour bénéficier de cet avantage : avoir bénéficié d’un dégrèvement de la contribution à l’audiovisuel public depuis 2005.
Cyril Brosset





